Le chien mon ami » est le premier grand collectif pluriprofessionnel qui a pour mission de changer la culture du chien en France, de réhabiliter celui-ci dans son statut d’être sensible et de meilleur ami de l’homme.

Le mouvement « Le chien mon ami » est né d’un constat alarmant concernant la maltraitance des chiens à tous les niveaux, dans tous les lieux et depuis longtemps. Cette maltraitance est devenue ordinaire au fil des années depuis vingt ans.

Une maltraitance à tous les niveaux

La loi « chiens dangereux » de 1999 qui stigmatise certaines races, aggravée par celle de 2008 et 2009 instaurant le permis de détention, a été déterminante dans le regard porté sur le chien par le grand public. Il est passé d’un compagnon des foyers à un animal nuisible et potentiellement dangereux. En ville, au vu de certains arrêtés municipaux, il est réduit à « crottes, morsures et nuisances sonores». Tenu en laisse et parfois avec muselière dans tous les lieux publics, privé de mouvements libres et dans l’incapacité de communiquer, le chien développe des troubles du comportement par frustration et désocialisation. À terme, il finit par devenir fortement réactif vis-à-vis des humains et des congénères qu’il croise. De ce fait, il est de plus en plus interdit dans de nombreuses zones. Et ainsi de suite, le chien n’a que le devoir d’être invisible et inaudible dans tout environnement.

Les propriétaires ne prennent souvent pas la mesure des besoins physiques et mentaux de leur compagnon à quatre pattes. Devant les dégâts occasionnés par le chien ou devant une agressivité croissante, en raison d’un déficit d’activités mentales et sociales, le chien fait alors l’objet d’un dressage souvent de type coercitif, ce qui aggrave son mal-être et son anxiété, ainsi que sa réactivité.

Les éleveurs produisent et vendent des chiots souvent sans aucune formation en éthologie sur le développement cognitif et affectif de l’espèce. Les particuliers sont déconcertés devant l’abondance de conseils contradictoires sur Internet, et sont culpabilisés par leur entourage qui leur reproche de ne pas éduquer le chien assez durement.

La France est très en retard sur les méthodes éducatives pratiquées par les professionnels, qu’ils soient éducateurs, comportementalistes ou vétérinaires. Nombreux sont ceux qui préconisent encore une relation de
type dominance-subordination entre le maître et son chien, et des techniques d’obéissance majoritairement punitives. Entre les vétérinaires qui  empoignent encore les chiots par la peau du coup pour qu’ils se calment et les dresseurs qui utilisent des colliers étrangleurs ou électriques, la maltraitance est partout, à tous les niveaux et dans tous les métiers. Les maîtres sont perdus, les chiens finissent euthanasiés ou isolés et attachés. Le nombre de chiens a diminué de 30 % en vingt ans en France !

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